12 octobre 2016

AU NEKOBIYAKA… IL FAUT MONTRER PATTE NOIRE

 

Berceau des bars à chats, le Japon compte aujourd’hui une soixantaine de sanctuaires félins. En matière de ronrons nippons, ils se ressemblent tous à peu près. Sauf ? Le Nekobiyaka Cat Café, seul bar à chats noirs dans monde.

Félinothérapie made in Japon

On l’ignore sans doute de ce côté du globe, mais une loi japonaise interdit la présence d’animaux domestiques dans les foyers urbains. Appartements trop exigus dans les immeubles citadins, crainte de la nuisance sonore et sanitaire pour le voisinage… Pas facile de se plier à cette règle quand on vit dans un pays qui adule les chats depuis la nuit des temps. Pas facile non plus de faire le plein de sérénité féline. À moins ? De se rendre dans un des 58 Néko Café de l’archipel nippon, là où les caresses et les ronrons se distribuent sans compter.

 

Naissance d’un projet

Madame Ayako Yagi vit à Himeji, une jolie petite ville médiévale et touristique située à l’ouest de Kyoto. C’est là qu’en 2011, portée par l’amour qu’elle a pour son chat, elle décide d’ouvrir le Nekobiyaka Cat Café : « J’aime mon chat comme mon propre enfant, confie-t-elle à l’époque à un journaliste de CNBC. Il m’apporte tellement ! ». Et d’ajouter : « Le Japon est une société assez stressante et la population est en quête de lieux de détente. Je pensais que ce serait bien d’ouvrir un endroit où les gens pouvaient jouer avec les chats, même quand ils ne peuvent pas les avoir dans la maison ».

 

Un succès puis un autre…

Ayako Yagi a vu juste. Grâce à elle et au Nekobiyaka Cat Café, le célèbre château Himejo-Jo n’a plus le monopole de la curiosité locale. En effet, son bar félin bat rapidement son plein et lui porte chance. Si bien qu’elle décide, deux ans plus tard, de le consacrer exclusivement au porte-bonheur n°1 japonais : les chats noirs. Elle place alors ses petits pensionnaires dans un autre bar à chats et recueille une demi-douzaine de matous ébènes …

 

Un concept unique au monde

Unique dans son genre, le Nekobiyaka Cat Café n’a jamais désemplit depuis son ouverture. Il faut dire que pour ne pas perturber ses pensionnaires félins, la maitresse des lieux n’accepte pas plus d’une dizaine de clients à la fois. Elle leur permet de caresser ses protégés mais pas de les prendre dans les bras, et n’accepte ni les enfants ni les photos prises au flash. Et pour reconnaitre Hakubei, Kiisuke, Chashibu et leurs trois autres compères, il faut se fier à la couleur de leur bandana.

 

nekobiyaka.jugem.jp

 

 

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